
A tout seigneur tout honneur, Eric Levasseur inaugure le Blog par un récit du Marathon Nice-Cannes le 9 novembre 2008
Marathon Nice Cannes le 9 novembre 20084 Triathlètes du club : Christine, Jean Lou, Joel et Eric
Temps : splendide
Parcours : merveilleux
organisation : pour une première GENIALE
Les Objectifs sont en majorité NON ATTEINTS
SAUF Joel !
Ce dimanche s’est couru la toute première édition du
marathon des Alpes-Maritimes, l’occasion rêvé de parcourir la Côte d’Azur, de Nice à Cannes. Avec un départ sur la Promenade des Anglais, le parcours était annoncé très roulant et quasiment plat, longeant la Méditerranée en traversant successivement les communes de Saint-Laurent du Var, Cagnes-sur-Mer, Villeneuve-Loubet, Antibes Juan-les-Pins et Vallauris Golfe-Juan pour terminer sur la Croisette, au pied des marches du Palais des Festivals et des Congrès.
L’objectif a été rempli puisque je suis arrivé au bout (engagement par rapport à l’AMICAP qui qui a payé l’inscription), mais dans un temps moins bon que prévu. (20 mn de plus au bas mot !)
Tout avait pourtant très bien commencé… Pour l’avant course, l’organisateur a eu la bonne idée de faire un partenariat avec la SNCF, permettant à tous les coureurs de se rendre à Nice en TER (ou d’effectuer le retour sur Nice après la course). Peu avant le départ, tout le monde a intégré son sas et l’ambiance et le stress montent progressivement. Puis le coup de feu retentit… ça piétine un peu mais dès la ligne de départ franchie, on peut commencer à courir quasi normalement. Allez, plus que 42 km…
Le premier semi, de Nice à Antibes, ne présentait pas de difficulté. Parcours vraiment roulant et plat, sous un beau soleil d’automne. Le long du parcours la foule est présente pour nous encourager et nous faire oublier que la route est encore longue.
Pour ma part, j’ai de très bonnes sensations mais je sens que je dois me raisonner pour lever un peu le pied et garder des forces pour la suite. J’avale les 10 premiers kilomètres sans même y penser, l’esprit bien occupé à profiter du paysage et des encouragements. Finalement je passe au semi en 1h45′, les jambes un peu lourdes mais avec encore un peu de fraicheur. Mais je sais aussi que le second semi est le plus difficile. Alex reste près de moi ! Rémy a préféré rester à son rythme et en garder sous le pied…
On commence à monter sur les remparts d’Antibes offrant une vue magnifique sur la mer et le cap où nous nous rendons (je double Pinna le coach de star accadémy à la rue totale !). Le début du cap d’Antibes est une succession de faux plats montants et descendants, usant l’organisme. Puis tout se complique au kilomètre 25 : c’est un point de ravitaillement mais surtout une belle montée bien raide sur 200m (plus ou moins mais elle m’a semblé trop longue) que le meneur d’allure nous fait monter trop vite à mon humble avis.. Je sens ma cuisse droite se raidir dangereusement, il va falloir lever le pied et attendre la longue descente de l’Eden Roc pour récupérer. Je suis parfaitement dans mes temps, voir mieux puisque qu’au 30ème je passe en 2h30 soit 12,057 km/h, Puis arrive le kilomètre 30 et son fameux mur, que j’ai pas pu éviter (sur 100m) grâce à la Surprise de 5 POM POM GIRLS (MERCI MELANIE !) et leurs encouragement hurlant, sifflant, criant accompagnées de SIMON lui aussi m’encourageant et essayant de prendre des photos !. mais la vitesse a réellement chuté pour les 12 derniers kilomètres !
j’ai maintenant des crampes dans les 2 jambes, l’œsophage comme noué et quelques spasmes. Les kilomètres semblent alors de plus en plus longs, le soleil tape de plus en plus fort, il faut s’accrocher, d’autant que le parcours est encore un peu vallonné à l’approche de Cannes. Puis on arrive sur la Croisette, on passe le dernier ravitaillement, il ne reste que 2 kilomètres. Tous mes muscles se tétanisent, j’ai envie d’abandonner ! On aperçoit au loin le palais, la foule se fait plus dense, empiétant de plus en plus sur la chaussée, laissant un passage de quelques mètres aux coureurs. J’aperçois encore ma Corinne et toute la bande cela me fait chaud au cœur et je donne ce que je peux pour finir droit et fier ce marathon, Ces derniers encouragements personnalisés (car nous avons notre prénom inscrit sur le dossard) font vraiment du bien et nous portent jusqu’à la ligne d’arrivée. Je passe en 3h44′, environ 2h pour le second semi, dur… très dur…
très déçu donc par mon temps, sur un très beau parcours (mais finalement pas si plat que ça). Et cela m’a permis de voir mes erreurs et mes points faibles et donc de penser plus sereinement à ma préparation pour l’année prochaine ! Car oui, malgré les courbatures et la souffrance ressentie, j’espère bien recommencer l’année prochaine mais après 3,8 km de natation et 180 km de vélo A l’iron man de Francfort.
Eric Levasseur